LE 23 AVRIL 2020

PASCALE «  Que sait la jeune fille au balcon ? Que tout est interdit, dangereux, suspect…  Elle rêve d'amour, mais ne quittera pas son refuge. Dehors, c'est l'heure de tous les dangers, imaginaires ou réels.  » Leïla Sebbar [1]Pascale, c’est un nom écrit sur une enveloppe retrouvée parmi d’autres dans un tiroir, dans une caisse ou dans un coin de l‘atelier de Paul. Dans ces enveloppes s’y regroupaient de minuscules dessins réalisés sur des bouts de papier, de carton ou de calque, la plupart entourés d’un cadre au format d’une diapositive 36 x 36…Lire davantage

LE 15 SEPTEMBRE 2019

Les Belles de Paul-  Quel imbécile, quel crétin -  Mais de qui parles-tu ? -  Claude François. Je viens de lui montrer mes pin-up, il  était fou de rageOn est début 1975. Paul revient d’une entrevue à Paris avec Claude François. A l'image de Hugh Hefner et son Playboy, le chanteur a racheté au printemps 1974 la revue de charme 'ABSOLU'. Il en assure la direction, la rédaction et signe même quelques photos. Son idée est d'introduire dans son magazine des nouvelles illustrations de pin-up à la manière d'un Aslan [1]. Apparemment celles de…Lire davantage

LE 17 AVRIL 2019

EUROPE, ZEUS, et … PAUL «  Les Anciens savaient raconter, qui prêtent aux dieux toutes les passions de l’âme humaine. Nos contemporains savent raconter, qui prêtent à leurs personnages tous les troubles de leur âme. ».  Etienne Croegaert  [1]     Extrait de l'album 'EPOXY' édité par Eric Losfeld en 1968 - Paul CUVELIER (d.) & Jean VAN HAMME (s.)Et tous savent illustrer leurs histoires, parfois même crûment. Paul Cuvelier, ce grand maître du dessin, nous le prouve à suffisance … ! Le mythe antique d’Europe est bien connu. Europe, princesse phénicienne, fille d’Agénor, roi…Lire davantage

LE 15 FEVRIER 2019

 LE BIEN ET LE BEAU « On va dessiner l'arbre, parce qu'on ne peut pas le manger ! » Enfant, Jean Torton a découvert Paul Cuvelier dans les pages du Journal Tintin. Alors qu’Hergé menait les dessinateurs dans sa ligne, Paul Cuvelier était à part. « J’étais fou de ce qu’il faisait ». En 1962, à 20 ans, Jean prend son courage à deux mains et lui écrit une lettre. Une rencontre est organisée à son atelier rue Jourdan. Il se souvient de tas de vieux dessins dans la pièce, "pas liés à la…Lire davantage

LE 29 NOVEMBRE 2018

   PYGMALIONS « J'étais jolie, cela m'a beaucoup aidé, j'avais pas grand chose ! (rire) » Née en 1943, Anne passe son enfance dans la commune d’Anderlecht à Bruxelles. Son père, polytechnicien, devient de plus en plus invivable : il percevait les « surprise parties » comme des « parties de jambes en l'air » d’où leur interdiction. « Je n’ai pas eu d'adolescence ». Anne avait des mauvaises notes en calcul, elle s'est rendu compte bien plus tard qu'elle était victime du trouble d'apprentissage appelé dyscalculie « l’impossibilité à aborder l'abstraction ». Elle…Lire davantage

LE 31 MAI 2018

      La famille Hennebert : de gauche à droite : Grégoire, Alexis, Raymond (père), Paul, Julie, Marie (mère) et Colette. Photo prise par le photographe René Huart dans le jardin à Mons (Grand rue). La photo daterait de 1944. AU CROISEMENT DES FAMILLESLe père de Grégoire, Raymond Hennebert, cherchait un moyen de guérir ses patients de la tuberculose. Il a entendu parlé d'un sérum par quelqu'un qui l'a introduit au Dr Charles Cuvelier, le père de Paul Cuvelier, qui en connaissait l’auteur [1]. Ils se sont alors rencontrés dans l'immédiat après-guerre.…Lire davantage

LE 14 FEVRIER 2018

 PAUL CUVELIER : ENFANTS NON ADMIS [1]Paul Cuvelier a vécu toute sa jeunesse à la campagne. Il lui suffisait de mettre le nez dehors pour observer un cheval en rut ou une vache uriner. Personne ne s’offusquait de la nudité d’un animal. Les pervers - ceux qui détournent quelque chose de leur vraie nature - c’est dans la société des humains que Paul les a croisé : leurs écoles, leurs collèges et autres institutions bien comme il faut. Dans le journal Tintin, les héros sont costumés de la tête aux pieds. Il est…Lire davantage

LE 2 SEPTEMBRE 2016

NICOLE « Avant de le rencontrer, mes frères lisaient toutes les semaines (le journal de) TINTIN » En 1950, Nicole Dufrane, 11 ans, rencontre Paul Cuvelier, 27 ans, membre du jury dans le cadre d'un concours de dessin pour enfants organisé dans une salle à l'étage du cinéma montois Patria. « Je n'ai pas gardé de traces de ce concours, j'avais été dans les bons éléments (rire) ». Le nom de Paul CUVELIER ne lui est pas inconnu : « Mes frères lisaient toutes les semaines le journal de Tintin ». Paul venait d'y terminer Corentin chez les Peaux-Rouges et…Lire davantage